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La “quintessence de la génération Y” qu’ils m’appellent.
Tout ça parce que la responsable RH a jugé bon de montrer cette vidéo affreuse (je te l’épargne, faudrait pas vomir ton so-générationY McDale) (oui je te tutoie, je suis une Y, j’ai le droit) à toute la boîte pour apprendre à nous “apprivoiser”.
Apprivoiser.
Putain le renard du Petit Prince est un Y. Mindblowned
Or donc toi, moi, nous les djeun’s, nous sommes individualistes, interconnectés, impatients MAIS Inventifs.
Sacré portrait, merci les gars. Une bande de petits branleurs auto-satisfaits avec un iPhone à la place du cerveau. MAIS pleins d’idées (on ne sait pas trop si elles sont bonnes, mais on en a, c’est déjà ça, ferme ta gueule on a essayé d’être sympas tu vas pas gueuler petit insolent qui refuse l’autorité).
REP A SA LA GENERATION X.
T’as vu comme on te fait ramasser ton dentier. Toi le cadre sup fatigué qui headbanguait sur Smells like teen spirit il y a vingt ans. Smells le sapin maintenant hein ?
Tu veux que je te dise un secret ? Mais faut pas le tweeter hein, ça reste entre nous.
Va bien te faire mettre.
Parce que si on se regarde le nombril c’est parce que t’as merdé like a boss à un moment (vers quand tu nous a fait comprendre que ça te faisait chier d’avoir eu un gamin parce que ça t’a empêché d’être une artiste et de faire le tour du monde).
Oui on sait qu’on ne peut compter que sur nous même.
Oui on sait que si on veut pas finir sous un pont à manger des rats vaut mieux faire minimum bac +5 et ensuite faire des burgers (au rat).
Oui on est meilleurs en relations sexuelles qu’en relations sociales. Non ce n’est pas la faute de Facebook ni des jeux vidéos.
C’est ta faute à toi, le vieux (et un peu à YouPorn peut être). C’est ta faute si on préfère Hyrule à l’IRL.
C’est toi qui nous marche dessus dans le RER pour être sûr de ne pas arriver en retard à ton taf de merde qui te rend aussi aigri que la femme que tu ne baises plus depuis dix ans. Tu crois qu’on a envie d’avoir des relations sociales avec CA ? C’est bien plus marrant de défoncer du zombie (et même qu’on peut le faire à quatre, mange ça l’individualisme).
Grâce à l’Internet, j’ai rencontré les gens les plus altruistes, les plus patients, les plus généreux que je connaisse. Ils sont ce à quoi je voudrais que le monde ressemble. Tout pourris de l’intérieur par tes conneries mais tellement beaux.
Je suis interconnectée avec eux en permanence ? Ouaip. Et putain ce que c’est bon. Et tu sais quoi ? On s’interconnecte même avec des bières et des burgers. Incroyable hein ? On apprend à améliorer nos skills en relations sociales. Suffisait juste qu’elles soient de kalitay.
Alors maintenant tu vas fermer un peu ta grande gueule de vieux con, le vieux. Et tu vas nous laisser être créatifs pour trouver le meilleur moyen de supporter ta présence à nos côtés jusqu’à ce que ton espèce s’éteigne.
Merci.
Bisous.
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Petit, vous avez probablement été nourri au lait Guigoz. Plus tard, vous avez pris des petits déjeuners à base de Nesquick et de Chocapic. Vos goûters ont été agémentés par de délicieuses barres chocolatées Lion, Kit Kat, Nuts et vous avez souvent croqué des Smarties. Plus tard, lorsque vous étiez pressé, vous avez mangé des soupes Maggi, des surgelés Findus et des yaourts Chambourcy, La Roche aux Fées, ou La laitière. Le tout arrosé par de l’eau Vittel, ou Quezac, parce que vous aimez bien les légendes et les volcans.
De temps en temps, pour un petit dîner à l’italienne, vous invitiez quelques produits Buitoni, une glace Motta (à la place des Häagen-Dazs habituelles) le tout arrosé de San Pellegrino. A la fin du repas, un Nespresso s’impose à la place du Nescafé de tous les jours. Votre chat a été élevé aux Friskies, avec une boîte de Gourmet pour les jours de fêtes.
Par ailleurs, vous portez des lunettes de contact Care, vous n’utilisez que du shampoing Elseve « parce que vous le valez bien ». Vous adorez les parfums Lancôme, Cacharel, et Paloma Picasso, vous aimez vous habiller chez Armani et Ralph Lauren, et comme vous prenez soin de votre bien-être et de votre beauté, vos armoires sont pleines de produits biotherm, Vichy, Garnier ou Helena Rubinstein.
Eh bien dites vous bien que Nestlé et vous, c’est pour la vie…
“L’économie pour les nuls, Michel Musolino, First Editions”
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En allant chez le médecin me faire prescrire du Tamiflu je suis tombée sur le Marianne numéro 609-610 de janvier 2009.
Et là, la page 6 est arrivée sans crier gare.
« Dr.Sarkozy et M.Nicolas », par Jack Dion.
Déjà, j’avoue honteusement que le nom du bonhomme m’a fait pouffer (je ne savais pas encore qui c’était…).
Ça n’était que le début.
Ce billet avait pour objet de mettre en lumière la différence de bilan entre le Sarkozy Président de la République et le Sarkozy Président du Conseil de l’Union européenne.
Deuxième phrase et déjà, le type nous parle du ”président de l’Union européenne”.
La, l’étudiante en droit communautaire que je suis tique sacrément.
La fonction de président de l’Union n’existe pas.
Celle de président du Conseil par contre, est endossée par les chefs des Etats membres à tour de rôle pendant six mois (en attendant le traité de Lisbonne en tous cas).
Bref, passons sur cette approximation.
Mais ça se gâte au deuxième paragraphe.
M. Dion évoque avec entrain le ”volontarisme” et l’”hyperactivité” du président qui ”ont donné un gros coup de vieux à José Manuel Barroso, président de la Commission européenne, et à ses pairs, soudain transformés en momies”.
Alors là je me dis « c’est pas possible, cet idiot n’y connait rien et il se permet d’écrire dessus ».
Barroso, comme le dit l’auteur (enfin une info valable), est le président de la Commission, ce qui n’a rien à voir avec la présidence du Conseil.
Le président du Conseil, étant en parallèle chef d’Etat, a une légitimité autrement plus importante et donc une marge de manœuvre plus grande.
La Commission est quand à elle tenue par un « président », Barroso, choisi par les Etats pour son insipidité (et donc parti pour un deuxième mandat), ce qui permet une main mise du Conseil (les Etats).
Barroso en momie, ça n’a rien de nouveau.
Sarkozy a donc dépensé beaucoup de kérosène, un peu de sueur, mais c’était surtout pour le spectacle.
A mais pardon, ”le règlement de la crise entre la Russie et la Géorgie, pour ne prendre que cet exemple, témoigne d’une capacité certaine à faire jouer à l’Europe le rôle qui pourrait (et qui devrait) être le sien.”
Il est vrai que l’accord en six points conclu entre les deux pays a été un véritable succès.
Le fait que les médias aient oublié l’affaire signifie tout simplement que la paix règne et que les oiseaux chantent en Abkhazie et en Ossétie du Sud.
Il est vrai également que l’Union a fait preuve d’une main de fer lors des négociations avec la Russie, sans laisser de terrain au Géant fournisseur de gaz.
Le rôle de l’Union (pardon, de l’”Europe”, visiblement on est pas à ça près…) devrait donc être de jeter de la poudre aux yeux, de faire semblant de régler des conflits. En somme, ce qui a été fait au moment de la crise économique (”crise dont il serait malhonnête d’attribuer la responsabilité au chef de l’Etat”).
Et alors là, apothéose, climax de la désinformation du journaliste, cette phrase, à la fois incompréhensible et laissant poindre une connerie magnifique :
”On en regrettera que davantage la non-existence persistante de l’Europe sur nombre de dossiers internationaux brûlants, en raison d’un alignement historique sur l’empire américain, symbolisé par l’engagement de l’Otan en Afghanistan”.
Ah.
Bon.
Je ne savais pas que le coma de l’Union était de la faute de l’oncle Sam.
Je pensais bêtement que 27 Etats pouvaient avoir du mal à s’entendre, notamment pour parler d’une même voix sur le plan international.
Et je ne savais pas que l’OTAN était une organisation européenne. Je pensais qu’elle était un instrument de défense plus ou moins contrôlé par les Etats-Unis.
Alors sur un point, en cherchant bien, je suis d’accord.
Lorsque notre ami Jack se roule dans le lieu commun sur les erreurs du président, (mieux encore qu’un socialiste regonflé à bloc par La Rochelle), il faut s’appeler Eric Besson pour ne pas être d’accord.
Et blablabla sur les riches, les pauvres et les licenciements.
Si l’article est payé à la ligne, c’est tout benef pour Jacky.
Et encore, parler d’une ”prestation nationale inodore et sans saveur”, c’est manquer d’imagination pour un “directeur adjoint de Marianne”.
Elle a la saveur amère de la déception pour certains, et l’odeur des poubelles pour d’autres.
Ce billet aura eu un mérite néanmoins. Car si le rire est le meilleur des médicaments, eh bien cette bouse m’aura sauvé de la grippe A.
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La semaine dernière avaient lieu les célèbres Fêtes de Bayonne.
Célèbres pour leur réputation de beuverie générale et sponsorisée.
En me réveillant de ce joyeux bordel, une question m’est venue : pourquoi mais pourquoi est-ce que j’aime autant me démolir la tête ?
Et vous allez voir qu’une réflexion de lendemain de cuite peut mener très loin…
- Question de base :
Pourquoi j’aime tant me démolir la tête ?
- Réflexion sortie de nulle part :
Mais au fait j’étais pas toute seule, il y avait au moins 100 000 personnes autour de moi.
- Nouvelle question de base :
Pourquoi la plupart des êtres humains aiment tant se mettre la tête ?
- Embryon de réponse :
Pour s’échapper de leur vie sinistre.
- Réflexion sortie de nulle part :
Ma vie est loin d’être sinistre et pourtant j’adore me détruire le foie.
- Fœtus de réponse :
L’espèce humaine doit faire retomber la pression à la fin de sa semaine de travail/oublier qu’elle n’en a pas (de travail). L’alcool/drogue est d’une grande aide à cet effet.
- Réflexion sortie de nulle part n°2 :
Oui mais dans ce cas pourquoi ne pas boire juste un petit verre au lieu de vomir dans tous les coins.
- Réponse :
On a tellement de conneries à faire en un temps record qu’il faut au moins 1L d’alcool par personne pour faire sortir tout ce qui a été refoulé depuis la dernière cuite.
- Réflexion sortie de nulle part :
Putain notre société nous bride tellement pour qu’on soit obligés de se détruire physiquement pour pouvoir supporter de vivre selon ses codes ?
- Décision solennelle :
Réapprendre à vivre.
- Réflexion sortie de nulle part :
Combien de bouteilles de whisky vais-je devoir m’enquiller dans ma quête de liberté intérieure ?
- Conclusion :
Merde ça tourne je vais vomir…
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Je suis depuis longtemps persuadée que l’Amour est la plus grande supercherie de notre civilisation.
Ma théorie est simple comme un conte de Perrault.
Un quelconque troubadour tombe sur une jolie jeune fille se baignant dans un lac. La trouvant à son goût, il décide de la séduire pour la mettre dans sa couche. Il compose donc des odes à la gloire de sa beauté. Mais la jeune fille a d’autres prétendants, elle résiste au troubadour.
Il persiste, et dans une sérénade révolutionnaire, lui explique que son cœur se tord quand il n’est pas à ses côtés, que son ventre s’emplit de papillons quand il la voit, qu’il ne peut plus vivre sans elle, en un mot comme en cent, qu’il est amoureux d’elle. Il est tellement amoureux qu’il veut passer sa vie à ses côtés, et il l’a su au premier regard.
Brillant. Le « piège à fille » ultime. Il vient d’inventer le concept de l’Amour.
Il refile son tuyau et le truc se répand comme une traînée de poudre. Pour gagner en crédibilité on invente des histoires de jeunes filles sauvées par des princes charmants, les légendes urbaines du Moyen-âge en somme. Les paysannes commencent à croire qu’un jour, un bellâtre sur son fier destrier viendra les enlever vers une vie meilleure.
L’ Eglise sent le filon et décide que les hommes et les femmes doivent se marier et avoir des enfants, et surtout ne jamais aller voir ailleurs si l’ herbe est plus verte. Cela étant sensé nous différencier des animaux, qui pour la plupart, ces gros dégueulasses, multiplient les partenaires sexuels. Ou comment sublimer la perpétuation de l’espèce, parce que en dehors du cadre de l’Amour, le sexe, c’est saaaaale (et encore, puisque l’Eglise catholique n’autorise que la position du missionnaire, à savoir celle qui offre le plus de rentabilité en matière de reproduction ; pas de place pour le plaisir, il nous faut de nouveaux paroissiens).
Or on observe qu’à travers le monde, de nombreuses cultures on adopté d’autres modes de fonctionnement, que nous gens civilisés trouvons immoraux. Bougainville ne décrivait-il pas, la bave en coin, les mœurs des îles où la fidélité est un concept inconnu. Et que dire des mariages arrangés, pour lesquels l’absence de sentiment est gage de réussite (vu le taux de divorces aujourd’hui en France, on devrait peut-être ressortir l’idée…).
En fait, il serait bien plus simple de différencier la perpétuation de l’espèce, du sentiment d’attachement à une personne, si fort soit-il.
Mais perpétuer son espèce passe par le rapport sexuel, inconsciemment rattaché au sentiment amoureux. Aujourd’hui encore, une femme ayant un rapport sexuel dicté non pas par l’ Amour mais par la recherche de plaisir, est considérée communément comme une salope de la pire espèce. Son vagin doit servir à abriter l’élite de la nation, pas à la faire grimper au rideau. Et que dire des femmes, ces égoïstes, qui ne veulent pas d’enfant (mais tu vas faire quoi de ta vie alors ?)
Mais revenons-en au troubadour.
Que lui est-il arrivé lorsqu’il en a eu fini avec sa jeunette décérébrée ?
Sa sérénade ayant fait son petit effet, elle le crut quand il lui promit un attachement éternel et immodéré. Le voyant filer à l’anglaise au petit matin, elle fut ravagée et ne cru plus jamais aux déclarations masculines. D’ailleurs, elle fini nonne.
Quand à notre troubadour, il croisa sur sa route une femme dont l’esprit n’avait d’égal que la beauté. Ayant crié « Je t’aime » à toutes les courtisanes du pays, il ne trouva plus de mot assez fort pour décrire à la belle ce qu’il ressentait à ses côtés, hormis un « jte surkiff » peu élégant. Elle ri de lui et le laissa seul face à l’ironie du sort.
L’Amour est une illusion, la religion des incertains, l’alibi des boudins, l’argument des libertins. Je ne cautionne pas ce complot interplanétaire pour réguler le nombre de naissance et se partager équitablement les gazelles terriennes. Dans quel monde constater l’amélioration de sa qualité de vie grâce à une personne couplée à une attirance sexuelle pour cette même personne mène d’office à la conclusion que l’on va passer toute sa vie avec ? Et puis, comment prendre au sérieux un « je t’aime » quand cette même expression peut être utilisé pour à peu près tout (« j’aime tes pâtes ma chérie, mais pas autant que toi ») ?
Vraiment ce concept d’Amour comporte des lacunes évidentes.